1. ELECTIONS ORDINALES COMPLÉMENTAIRES, MERCI DE CONSULTER LE CALENDRIER./ /2. ARRÊT DE COMMERCIALISATION : FOLIRON-MEDVITE-METFORMINE-BIOZOLE-DETURGYLONE-PIRSEC
Accès professionnel :   Format : OP9999-S1
Inscription à l'Ordre     Mot de passe oublié ?
Actualités
« Cancer du sein : de nouvelles modalités de dépistage ciblé »
Par ONP | Lu 1661 fois | Mar 20 mai 2014 15:28
Cancer du sein
Cancer du sein

Sandrine Cabut observe dans Le Monde que «de nombreux facteurs ont été accusés de favoriser les cancers du sein, mais le niveau de preuve est variable, de même que l'excès de risque associé». La journaliste indique ainsi que «la Haute autorité de santé publie un volumineux rapport pour faire le tri, et proposer un dépistage spécifique en fonction des facteurs de risque les plus pertinents».


Sandrine Cabut note que «la HAS a répertorié et analysé 69 facteurs de risque, et en a retenu 4 justifiant d'un dépistage spécifique : antécédents personnels de cancer du sein ou de carcinome canalaire in situ (un stade très précoce de cancer du sein) ; antécédents de radiothérapie thoracique à haute dose ; certains cas d' antécédents familiaux de cancer du sein (sans mutation des gènes BRCA1 ou BRCA2 identifiée dans la famille) et antécédents de certaines lésions du sein (hyperplasie canalaire ou lobulaire atypique, carcinome lobulaire in situ)».


La journaliste précise que « pour les femmes ayant déjà souffert d'un cancer du sein ou d'un carcinome canalaire in situ, la HAS recommande un examen clinique tous les 6 mois pendant 2 ans puis annuellement. Elle préconise aussi une mammographie annuelle, éventuellement associée, selon ses résultats, à une échographie».
Sandrine Cabut souligne que ce texte «n'aborde pas deux facteurs de risque important. D’une part, le cas des femmes présentant une mutation génétique BRCA, pour lesquelles les recommandations sont en cours d'actualisation sous la responsabilité de l'Institut national du Cancer. D’autre part, la question de la pertinence d’un dépistage organisé chez les femmes plus jeunes (40 à 49 ans) et chez celles de plus de 74 ans est étudiée à part (publication prévue fin 2014)».


La journaliste explique en outre qu’«après examen de la littérature, les experts ont dans un premier temps écarté un certain nombre de paramètres où le niveau de risque est peu élevé ou insuffisamment argumenté pour justifier un dépistage particulier. Par exemple, l'hypothèse selon laquelle les soutien-gorge à armature ou à ajustement serré favoriserait les cancers du sein n'est soutenue par aucune étude scientifique. De même, concernant le rôle délétère des déodorants, «peu de résultats existent et ils sont contradictoires» estime la HAS».


Sandrine Cabut ajoute qu’«aucune surveillance radiologique spécifique n'est recommandée pour les femmes avec un traitement hormonal de la ménopause », puis remarque que «face aux critiques récurrentes du programme de dépistage organisé, concernant son efficacité en regard de ses risques (notamment surdiagnostic, irradiation), la HAS rappelle que le surdiagnostic est «unanimement reconnu mais inhérent à toute procédure de dépistage»».
«Quant au bénéfice, la HAS estime que 150 à 300 décès par cancer du sein seraient évités pour 100.000 femmes participant régulièrement au programme actuel de dépistage pendant 7 à 10 ans»,
conclut la journaliste.
Le Parisien retient pour sa part qu’«en plus du dépistage organisé du cancer du sein pour toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans, les femmes à haut risque de moins de 50 ans devraient pouvoir bénéficier d'un dépistage renforcé et plus systématique».


Le journal souligne ainsi que «le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez les femmes, avec 48.700 nouveaux cas et 11.800 décès estimés en 2012, selon des statistiques de l'Institut National du cancer. Si près de la moitié des cas surviennent chez des femmes de plus de 65 ans, près de 11.000 ont été diagnostiqués l'an dernier chez des patientes de moins de 50 ans, présentant généralement des facteurs de risques particuliers, notamment des antécédents familiaux».
Le Parisien ajoute que «la HAS a, par ailleurs, rappelé l'intérêt du dépistage organisé du cancer du sein pour toutes les femmes âgée de 50 à 74 ans, en dépit d'une polémique récurrente sur l'intérêt de ce dépistage mis en place en France en 2004».


La HAS remarque ainsi qu’«en l'état actuel des connaissances, il n'est pas possible de prédire l'évolution d'une lésion cancéreuse au moment où elle est dépistée. C'est pourquoi il est proposé, par précaution, de traiter l'ensemble des cancers détectés». Sources: Le Monde , Le Parisien

 Info Santé (78)
 Santé pour tous (17)
 Hygiène (4)
 Info CNOP (27)
©2017 Ordre national des pharmaciens de Côte d'Ivoire  |  Mention légale