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Santé pour tous
La douleur et sa prise en charge
Par ONP | Lu 1337 fois | Lun 13 mai 2013 10:52
La douleur et sa prise en charge
La douleur et sa prise en charge

La douleur, signe présent dans la quasi-totalité des problèmes de santé, parait de loin être simple à prendre en charge.  Cependant, à y voir de près, déjà par sa définition, l’on mesure toute sa complexité.  Devant toute douleur, le bon sens recommanderait de vous adresser à votre médecin ou  à votre pharmacien. Pourquoi cette recommandation ?

La douleur c’est quoi ?

D’après l’Association internationale pour l’étude de la douleur (IASP): « La douleur est une expérience sensorielle et émotionnelle désagréable, liée à une lésion tissulaire réelle ou potentielle, ou décrite en termes d'une telle lésion. »

La personne a une sensation extrêmement désagréable, voire insupportable, qui peut provoquer un mouvement réflexe de retrait (au niveau des membres et des extrémités) ou un changement de position du corps. Elle peut être provoquée par un traumatisme (brûlure, plaie, choc) ou une maladie, mais aussi par un mauvais fonctionnement du système nerveux.

La douleur, quelles en sont ses origines ?

Lorsque vous frappez votre doigt,  au lieu du clou,  avec le marteau, il s’agit d’une douleur par excès de nociception. La douleur que ressentent les malades amputés et en particulier la sensation perçue dans un membre qui a disparu (membre fantôme) est une douleur neurogène ou neuropathique. La douleur réellement ressentie par un individu bien qu’il n’y ait pas de lésion est une douleur psychogène

Quelles sont les différents types de douleur ?

La douleur est dite aiguë lorsqu’elle est vive, immédiate, et généralement brève. Par exemple : le contact de la peau avec du feu  ou un pincement ou un coup. La douleur est dite chronique lorsqu’elle est prolongée dans le temps : plusieurs jours, plusieurs mois voire plusieurs années. Elle peut être très difficile à vivre.

Quelques douleurs classiques

La douleur inflammatoire est plus importante le soir et en début de nuit, elle diminue ou disparaît après échauffement et à l'effort. La douleur mécanique est constante, ne diminue pas voire s'accentue à l'effort. Elle n'augmente pas le soir. Elle diminue lorsque la mobilisation s’arrête. La douleur musculaire, elle peut survenir à l’effort, au repos, à la palpation, à la contraction, à l’étirement.

La prise en charge de la douleur

La prise en charge de la douleur dépend de l’origine et de l'intensité de la douleur. Supprimer la douleur consiste à identifier la cause de la douleur et à agir sur cette cause lorsque cela est possible. Cependant, la prise en charge  peut consister :

1) en un réconfort, au fait de détourner l'attention, au fait d'expliquer ce qui se passe (diminuer l'anxiété) ; surtout chez les enfants ;2) à installer le patient dans une position qui minimise la douleur (le patient adopte en général instinctivement cette position); 3) à calmer la douleur en appliquant localement et avec modération, une compresse chaude ou froide suivant le type de douleur (mécanique ou inflammatoire); 4) à la kinésithérapie, massage, physiothérapie ;5) à l'hypnose ; 6) à des médicaments appelés analgésiques;7) dans les cas extrêmes à l'anesthésie.

Quelques mots sur les analgésiques

Les analgésiques suppriment ou atténuent la douleur par un mécanisme précis sans provoquer une perte de conscience. Ils sont classés en deux groupes : les opiacés ou analgésiques narcotiques ou analgésiques centraux qui sont inscrits sur la liste des stupéfiants et prescrits selon des règles très strictes ET  les analgésiques non narcotiques. Ils sont les plus prescrits et sont soit anti-inflammatoires soit antipyrétiques. Il faut savoir que chaque analgésique est limité à un effet maximum dit « effet plafond ». En fonction donc de l’intensité de la douleur à traiter, il existe une hiérarchie d’utilisation. Ainsi, l’OMS les classe par palier : niveau I : les non opiacés, exemples : le paracétamol, l’acide acétyl salicylique, les anti-inflammatoires non stéroïdiens, niveau II : les opiacés faibles et les morphiniques synthétiques, exemples : codéine et dextropropoxyphène, buprénorphine etc.., niveau III : la morphine et ses dérivés. Comme vous vous en doutez, leur prescription obéit à des règles très strictes, et elle est faite par des personnels spécialement formés, AUSSI DEVANT TOUTE DOULEUR, REFEREZ VOUS A UN PROFESSIONNEL DE SANTE : MEDECINS, PHARMACIENS, INFIRMIERS, SAGES FEMMES…

La douleur chez l’enfant

Chez l’enfant, la prise en charge de la douleur est trop souvent associée à une simple prise de médicaments, mais le problème est plus complexe qu’il n’y paraît. Soulager un enfant, est très souvent une simple question de bon sens, d’attention et de respect de l’enfant... C’est reconnaître le droit de l’enfant à dire qu’il à mal, c’est lui dire la vérité, l’informer, ne pas le surprendre, c’est être vigilant à ses besoins spécifiques, c’est lui permettre d’être entouré des personnes qui peuvent l’aider, le rassurer, l’entourer.

La douleur chez la femme enceinte

Une étude récente vient de confirmer que les femmes sont plus sensibles à certains types de douleur…Si vous êtes enceinte, vérifiez toujours auprès de votre médecin ou de votre pharmacien que les médicaments que vous prenez sont compatibles avec votre état. Pendant la grossesse, le traitement de la douleur repose essentiellement sur l’usage du paracétamol dont la sécurité a été amplement démontrée.

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